
La nouvelle carte du Rosebud — Chamonix, en assiette
Une cuisine créative, locale et raffinée signée Mathilde Walisko — au Chalet Hôtel Jeu de Paume du Lavancher.
Une nouvelle carte au Rosebud, ce n’est pas un communiqué. C’est une saison qui change. Les herbes du jardin aromatique qu’on cueille au matin, les fromages d’un producteur qu’on a visité en mai, les viandes maturées que le chef boucher livre encore enveloppées de papier ciré. Au restaurant Le Rosebud — bistronomique du Chalet Hôtel Jeu de Paume, à Chamonix Mont-Blanc — la cheffe Mathilde Walisko compose chaque carte comme une lettre à la vallée. Voici ce qu’on y retrouve.
Une cuisine d’inspiration alpine, audacieuse, ancrée
Mathilde Walisko a dix ans de cuisine lyonnaise derrière elle — la ville-temple — avant d’avoir posé ses couteaux au pied du massif. Vice-championne d’Europe des produits tripiers, elle a appris la rigueur dans les cuisines de la capitale gastronomique, puis la liberté dans celles d’altitude. Sa cuisine est audacieuse et profondément ancrée dans son terroir. On y reconnaît la Savoie sans folklore. Les herbes et les épices font la part belle — ail des ours au printemps, génépi en infusion, livèche, anis étoilé en touches discrètes. Spécialités régionales et grands classiques sont sublimés sans jamais perdre le client en route.
Écotable — la carte construite sur un cadre
En février 2026, Le Rosebud a décroché son premier macaron Écotable, label français des restaurants engagés pour une cuisine durable. Plus qu’une distinction, un cadre : circuits courts, saisonnalité stricte, bien-être animal, 100 % de fournisseurs audités sur la plateforme scientifique IMPACT — qui mesure l’empreinte carbone à l’assiette près, les déchets, la provenance de chaque ingrédient. Chaque nouvelle carte se construit dans ce cadre — pas après. C’est ce qui rend la saisonnalité visible jusque dans l’assiette.
La Haute-Savoie — fournisseurs, herbes, jardin aromatique
Sur la carte, le sourcing parle de lui-même. Les fromages viennent des fruitières de la vallée. Les viandes sont issues d’élevages de Haute-Savoie où la cheffe a posé ses bottes — pour vérifier elle-même les conditions, parfois en saison de transhumance. Les herbes — basilic, ail des ours, livèche, sauge alpine — sont coupées dans le potager aromatique de l’hôtel, à quelques pas du restaurant. Et les poissons, quand ils figurent à la carte, viennent du Léman ou du Bourget — jamais d’élevage industriel.
Vins d’altitude & cocktails maison
La carte des vins met à l’honneur les cuvées d’altitude — Savoie, Bugey, Mondeuse en pointe, sans dédaigner les belles maisons rhodaniennes et bourguignonnes. Pour ceux qui préfèrent ouvrir la soirée autrement, le bar à cocktails maison joue sa partition avec des plantes alpines en macération et des spiritueux d’altitude — à découvrir à l’apéritif, devant la cheminée ou sur la terrasse selon la saison.
Réserver une table au Rosebud
Réservation en ligne, par téléphone au +33 (0)4 50 54 03 76 ou sur TheFork. Ouvert tous les midis et tous les soirs en saison estivale.

