
Le Rosebud — Une gastronomie alpine au cœur de Chamonix
L’écrin bistronomique du Chalet Hôtel Jeu de Paume, signé par la cheffe Mathilde Walisko — macaron Écotable depuis février 2026.
Il existe, à Chamonix, deux ou trois adresses qu’on transmet à voix basse. Le Rosebud en fait partie. Lové dans le hameau du Lavancher, à dix minutes du centre, l’écrin bistronomique du Chalet Hôtel Jeu de Paume a la discrétion des grandes maisons et la générosité d’un bistrot d’altitude. On y vient le midi pour la lumière, le soir pour la flamme — et toujours pour la cuisine qu’y signe la cheffe Mathilde Walisko.
Une adresse qui se transmet — entre vallée et altitude
Le nom vient d’un traîneau — celui du film d’Orson Welles, Citizen Kane, où le héros, seul dans son immense château, brûle de retrouver l’objet de son enfance. Rosebud : un mot qu’on murmure, comme une promesse. Au Lavancher, cette promesse prend la forme d’une cuisine de saison, de salons aux boiseries blondes et d’une terrasse qui s’ouvre, dès les beaux jours, sur les Aiguilles du Mont-Blanc.
Les guides gastronomiques ne s’y trompent pas. Ils citent Le Rosebud comme l’un des « must » de la vallée — au même titre que les belles tables d’Argentière, des Houches ou du centre de Chamonix. Mais ici, l’adresse a sa propre grammaire : une discrétion choisie, une intimité préservée, un service qui prend le temps. « Chaque convive est un ami, notre seule ambition est de le rendre heureux », aime à rappeler Mathilde Walisko. Tout part de cette phrase.
Aux fourneaux, la cheffe Mathilde Walisko
Dix ans à Lyon — capitale de la gastronomie — avant de poser ses couteaux au pied du massif. Vice-championne d’Europe des produits tripiers, Mathilde Walisko a appris la rigueur dans les cuisines de la ville-temple, puis la liberté dans celles d’altitude. Ce qui la distingue, ce sont les détails : la maturation lente, l’herbe coupée à la main au matin, la sauce qu’on monte sans hâte. Une cuisine qui mesure son temps.
Sa cuisine est audacieuse et profondément ancrée dans son terroir. On y reconnaît la Savoie — sans folklore. Les herbes et épices font la part belle : ail des ours au printemps, génépi en infusion, livèche, anis étoilé en touches discrètes. Les plats portent la marque de la cheffe sans jamais perdre le client en route. Spécialités régionales, saveurs locales, grands classiques sublimés : la promesse tient.

Une carte écrite avec la vallée — l’engagement Écotable
En février 2026, Le Rosebud a décroché son premier macaron Écotable, label français des restaurants engagés pour une cuisine durable. Plus qu’une distinction, un cadre : circuits courts, saisonnalité stricte, bien-être animal, et 100 % des fournisseurs audités sur la plateforme scientifique IMPACT — qui mesure l’empreinte carbone à l’assiette près, les déchets, la provenance de chaque ingrédient.
Sur la carte, cet engagement se traduit par une promesse simple. Les fromages viennent des fruitières de la vallée. Les viandes sont issues d’élevages de Haute-Savoie où la cheffe a posé ses bottes. Les herbes — basilic du jardin, ail des ours du printemps, livèche, sauge alpine — sont coupées dans le potager aromatique de l’hôtel, à quelques pas du restaurant. « 100 % de nos fournisseurs ont été audités », rappelle Mathilde — chiffre qui se dit en deux mots et se construit en plusieurs saisons.
L’ambition affichée est claire : faire du Rosebud le restaurant le plus écoresponsable de Chamonix. Une ambition qui s’inscrit dans la démarche globale du Chalet Hôtel Jeu de Paume, certifié Clef Verte depuis plusieurs années — l’un des standards les plus exigeants du tourisme durable français.
Une salle, une atmosphère — l’art du retour au calme
Les boiseries blondes, les nappes en lin, les vases bas où la cheffe place les herbes du jour. La salle du Rosebud n’est pas grande : c’est sa force. Une trentaine de couverts, un service discret, et la cheminée qu’on allume à la moindre fraîcheur. L’hiver, on s’y installe pour le retour du ski, un vin chaud d’altitude à la main. L’été, la terrasse ouvre sur les jardins et le panorama des Aiguilles du Mont-Blanc — l’une des plus belles vues de table de la vallée.
La carte des vins, signée par notre sommelier, met à l’honneur les cuvées d’altitude — Savoie, Bugey, Mondeuse en pointe — sans dédaigner les belles maisons rhodaniennes et bourguignonnes. Le bar à cocktails du Jeu de Paume joue lui aussi sa partition : créations signature, plantes alpines en macération, spiritueux d’altitude.

Prolonger l’expérience — formules, spa, séjour
Au déjeuner, le Rosebud propose des formules signatures qui croisent table et bien-être : Lunch & Spa (70 €), Lunch, Spa & Massage 30 min (110 €). Une entrée, un plat, un dessert au restaurant, suivis d’une après-midi au spa du Jeu de Paume — piscine intérieure chauffée, hammam, sauna, jacuzzis, espace de repos face aux sommets.
Le week-end, l’adresse bistrot voisine — La Table du Lavancher — prend le relais avec son brunch & barbecue servi vendredi, samedi et dimanche, dans les jardins de l’hôtel l’été. Pour un séjour complet, les chambres et suites du Chalet Jeu de Paume permettent d’étirer le plaisir : matinée au spa, déjeuner au Rosebud, randonnée au cœur des Aiguilles l’après-midi.
Réserver une table au Rosebud
Le restaurant Le Rosebud est ouvert tous les midis et tous les soirs en saison estivale. Réservation en ligne sur jeudepaumechamonix.com, par téléphone au +33 (0)4 50 54 03 76 ou sur TheFork.